mercredi 14 décembre 2011

Photovoltaïque Made in France

Que nous dit l'économie cette semaine ?
Le grand Monopoly du PV continue.
Un Ministre de l'Ecologie si occupé par les prochaines échéances qu'il n'a toujours pas signé les arrêtés d'application des tarifs d'achat des projets inférieurs à 100 kwc depuis le 1er juillet 2011, mais promet déjà de "nouveaux" tarifs d'achat pour 2012, "plus favorables pour l'ISB"...
Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

NE RECEVEZ PAS L'OBLIGATION D'ACHAT SOLAIRE ET ALLEZ DIRECTEMENT EN PRISON !

vendredi 18 novembre 2011

Rejet des recours contre le moratoire du 09 décembre 2010 - passez au Bikini solaire

Par arrêt du 16 novembre 2011, le Conseil d’Etat a rejeté l’ensemble des recours tendant à l’annulation du décret du 9 décembre 2010 portant suspension de l’obligation d’achat.
Les objectifs solaires de l'arrêté PPI du 15 décembre 2009, à cible 2012, considérés comme dépassés (ce qui constitue aux yeux du gouvernement comme un risque majeur), il ne faudrait pas manquer de monnaie pour déraper sur l'objectif décrit à l'article 2 de ce même PPI :
Article 2 -L’objectif concernant la production d’électricité mise en service à partir de l’énergie nucléaire est un premier réacteur de troisième génération à l’horizon 2012 et un deuxième réacteur de troisième génération à l’horizon 2017, sur des sites nucléaires existants.

Pour les professionnels et producteurs mis en slip par cette décision, quelques pièces jaunes devraient suffire pour financer des Business Plan désormais au fait de la réglementation solaire française : le bikini PV, encore libre, pour une production enfin délocalisable dans les pays à fort ensoleillement.

mercredi 9 novembre 2011

Photovoltaïque et humour anglais

Implanter des filiales dans des pays anglo-saxons nécessite une bonne maîtrise de la langue.
Petit exemple de traduction de dates au différents formats dd/mm/yyyy (français) et mm/dd/yyyy (anglais) appliqué à un contrat d'achat solaire régi par le décret du 04 mars 2011. Les erreurs (6 en une page) sont signalées en rouge.

lundi 24 octobre 2011

Photovoltaïque - Nouveaux tarifs d'achat du 1er octobre au 31 décembre 2011

En application du décret du 04 mars 2011, les nouveaux tarifs d’achat pour la période du 1er octobre au 31 décembre ont été calculés par la Commission de Régulation de l’Energie.
Ils devront être validés par le Gouvernement.
Sachant que l'arrêté pour les tarifs d'achat de la période 1er juillet à 30 septembre n'est pas encore paru, la devinette du jour est :
Quand le Ministre en charge (Ministre de l'industrie) trouvera-t-il l'envie et cinq minutes pour signer les arrêtés et les faire publier ?

jeudi 6 octobre 2011

Photovoltaïque - la grande priorité du gouvernement : les Coefficients SN et VN

Tandis que le gouvernement multiplie promesses et bilans flatteurs de son action en faveur du secteur photovoltaïque, nous attendons toujours qu'il homologue par arrêté (et qu'il publie cet arrêté) les coefficients SN et VN permettant de déterminer les tarifs d'achat, en vertu de l'article 5 de l'arrêté du 04 mars 2011 fixant les conditions d'achat de l'électricité photovoltaïque.
Ce qui permettrait à la CRE dans le courant du mois d'octobre d'afficher les tarifs T1 à T4 d'achat (les tarifs sont revus à la baisse selon la technique du collier étrangleur, par révision trimestrielle civile)...
Le photovoltaïque, ça commence a bien faire.
Cependant, le gouvernement a tout de même pensé aux entreprises dont l'activité est la production d'énergie photovoltaïque ou éolienne !!! (Décret n° 2011-1238 du 4 octobre 2011 pris en application du cinquième alinéa du III de l’article 1586 octies du code général des impôts relatif aux modalités de répartition de la valeur ajoutée pour le calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ayant pour activité la production d’électricité d’origine photovoltaïque ou éolienne).

mercredi 5 octobre 2011

LOI NOME et suppression de la réfaction du coût du raccordement concernant les producteurs d’énergie photovoltaïque

Cette loi 2010-1488 du 7 décembre 2010 contribue à freiner la mise en œuvre de milliers de projets d’installations Photovoltaïques. En effet, non seulement les producteurs d’énergie photovoltaïque se sont vus imposer la suspension de l’obligation d’achat du KWH dans des conditions juridiques discutables, mais elle accentue encore plus la pression sur la rentabilité financière des projets en supprimant la réfaction prévue par les coûts de raccordement au réseau électrique.

Selon les termes en vigueur avant la loi NOME, une contribution était versée par le demandeur du raccordement à l’égard du maître d’ouvrage de ces travaux.
Les taux de réfaction tarifaire égaux à 40% étaient alors appliqués car régis par l’arrêté du 28 août 2007 et du 17 juillet 2008. Il en résultait que généralement, le demandeur du raccordement ne supportait que 60% du coût du raccordement.

Cette contribution était effective que ce soit pour la production Photovoltaïque, une demande de raccordement neuf avec ou sans extension du réseau ou bien d’une modification d’un raccordement déjà existant.
Néanmoins, depuis la mise en place de la loi NOME, le taux de réfaction a été supprimé pour les producteurs d’énergie photovoltaïque avec de graves conséquences sur les emplois liés aux installations de panneaux photovoltaïques, et sa filière de production.

En mettant en place une sorte de « prime à la consommation d’énergie », ERDF prend en charge 40% de réfaction sur les devis concernant une modification de raccordement au réseau électrique des clients voulant mettre en place de nouveaux équipements, comme les installations de pompes à chaleur, de climatiseurs, de jaccusi ou de chauffage électrique et qui concerne la grande majorité des devis de modification de puissance à traiter.
Le taux de réfaction s’appliquant automatiquement sur le coût du devis établi par ERDF sauf dans les cas suivants :
• La réalisation pour un raccordement individuel de puissance supérieure à 36 KVA dans le cas d’un point de livraison situé en domaine privé,
• le raccordement d’installations dont la puissance de raccordement est supérieure à la puissance-limite réglementaire,
• Les alimentations complémentaires,
• Les déplacements d’ouvrages de raccordement demandés par un utilisateur pour raisons esthétiques,
• Les alimentations de secours en HTA (haute tension).

Dans les cas de réfaction, c’est ERDF qui prend à sa charge le taux de réfaction via le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité ( TURPE ), mais il faut savoir que ce coût est toujours répercuté sur l’augmentation du prix du kWh, et c’est bien le consommateur qui au final en supporte les coûts sur sa facture d’électricité.

Il n’est pas besoin d’être un spécialiste en politique industrielle pour comprendre que ce coup de frein brutal porté au développement de l’énergie photovoltaïque va rendre un grand service au lobby nucléaire qui n’a pas l’intention de changer sa politique de production énergétique basée à 80% sur l’industrie de l’atome.

Je fais un rêve……Si un jour nos décideurs politiques avaient la volonté de mettre en place une prime contractuelle sur le coût du kWh pour les petits consommateurs, et à l’inverse une taxe graduelle à partir d’un certain seuil pour les gros consommateurs, et qui pourrait servir par exemple à financer des travaux d’isolation dans l’habitat des clients en situation de précarité énergétique. Cette politique solidaire de soutien aux économies d’énergies serait un pas de plus vers la sortie du nucléaire.

NB : KVA ( unité de puissance produite )

lundi 19 septembre 2011

Manifestation anti-nucléaire à Tokyo

TOKYO, LE 19 SEPTEMBRE. Environ 60 000 personnes ont défilé, d'après les organisateurs, lors d'un des rassemblements anti-nucléaires les plus importants depuis le 11 mars, jour du séisme de magnitude 9 et du tsunami géant qui a touché la côte est du Japon
Le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe a déclaré à la foule : «Certains disent qu'il est impossible de se passer d'énergie nucléaire, mais c'est un mensonge. L'énergie nucléaire est toujours accompagnée de destructions et de sacrifices».

vendredi 22 juillet 2011

Pour un monde solaire, soutien à un installateur producteur

Le secteur du photovoltaïque a fait l'objet d'attaques incessantes, menées par un gouvernement centré sur sa politique industrielle, ignorant de la tendance mondiale. Cette attitude laisse sur le carreau nombre de PME innovantes et volontaires.

Photovoltaïque - Tarifs d'achat du 1er juillet au 30 septembre 2011

En application du décret du 04 mars 2011, les nouveaux tarifs d’achat pour la période du 1er juillet au 30 septembre ont été calculés par la Commission de Régulation de l’Energie. Ils devront être validés par le Gouvernement (arrêté prévu en septembre...le ministre est en vacances ?)
La baisse est de 7,5 % pour le Particulier (usage principal d’habitation en intégré au bâti, jusqu’à 36 kwc), et de 9,5% (aux arrondis près) pour les autres projets.

jeudi 9 juin 2011

Déclin du nucléaire - Jeremy Rifkin

Interview exceptionnelle : Jeremy Rifkin répond à Nicolas Sarkozy : le nucléaire c'est fini.
Jeremy Rifkin est une des grandes figures américaines de prospective économique et scientifique et depuis des années conseiller auprès de l'Union européenne et divers gouvernements européens. Rifkin est aussi fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends ou FOET) qui est basée à Washington.
L'interview ne dure que six minutes et cela vaut la peine !




http://www.youtube.com/watch?v=j_EbrOjIGkQ


mardi 31 mai 2011

Le coût réel du nucléaire

source NHK World 31/05/2011

Le grand nettoyage de la centrale de Fukushima pourrait coûter 250 milliards de dollars.
Un groupe privé de réflexion estime que l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima pourrait coûter au Japon jusqu'à 250 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.
Cette estimation fait partie d'une enquête d'opinions, effectuée par la Commission de sûreté nucléaire auprès de spécialistes du nucléaire et d'autres domaines.
Kazumasa Iwata, le président du Centre japonais de recherches économiques, a dévoilé ces calculs ce mardi. D'après lui, les coûts de l'accident se chiffreront dans une fourchette allant de 71 à 250 milliards de dollars.
Ce total se ventile comme suit : 54 milliards pour le rachat de tous les terrains dans un périmètre de 20 km à partir de la centrale, 8 milliards au titre de dédommagements pour les résidents et 9 à 188 milliards pour les travaux de démolition des réacteurs.
D'après M. Iwata, une révision complète de la politique de l'énergie nucléaire du Japon sera nécessaire pour financer toutes les opérations de nettoyage.

mercredi 23 mars 2011

Fukushima, le cauchemar du réacteur 3 s'appelle mox

Henri Proglio, message aux salariés du groupe EDF, mars 2011, extrait :
"Je sais que je peux compter sur votre mobilisation dans cette période délicate pour l'industrie du nucléaire".
La France doit défendre son Mox, vendu comme solution écologique de recyclage des déchets.  
Jamais le secteur des ENR n'aura bénéficié d'une telle mobilisation. Las, c'est l'inverse : moratoire, obscurantisme, méthode du collier étrangleur pour étouffer le secteur, non respect des procédures par les services d'EDF chargés d'instruire les demandes de raccordement.

Sortons de l'âge du nucléaire.
Spot de contre information de la pub Areva du Réseau "Sortir du nucléaire"

jeudi 17 mars 2011

Le gouvernement détruit le secteur photovoltaïque au profit du nucléaire historique

Voici les propos tenus par Mr Pierre-Marie Abadie, directeur de l'énergie (DGEC), lors du Conseil Supérieur de L’Energie du 02 mars 2011 :
« L'avenir du photovoltaïque devrait se jouer dans des régions du monde où il y a beaucoup de soleil, une électricité chère et un réseau peu développé. »

Reprenons l'Arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité, signé par Jean-Louis Borloo, qui régit la dynamique photovoltaïque sur le sol français :
  • Les objectifs de développement de la production électrique à partir d’énergies renouvelables en France sont, pour l’énergie radiative du soleil, en termes de puissance totale installée : 1 100 MW au 31 décembre 2012;
  • L’objectif concernant la production d’électricité mise en service à partir de l’énergie nucléaire est un premier réacteur de troisième génération à l’horizon 2012 et un deuxième réacteur de troisième génération à l’horizon 2017, sur des sites nucléaires existants.

Ainsi les objectifs 2012 en matière de photovoltaïque étant théoriquement en passe d’être atteints début 2011, l'arrêté du 04 mars 2011 signe la mort de la filière photovoltaïque sur le sol français, créant même un tarif d'achat photovoltaïque à 12 ct € / kwc, quasi inférieur au tarif auquel nous achetons le courant nucléaire historique (prix qui n’intégère pas la facture déchets, démantèlement et autres risques non provisionnés).
Pourquoi faire simple et propre quand on peut faire compliqué et sale ?

mercredi 9 mars 2011

Photovoltaïque - la méthode du collier étrangleur

Le gouvernement a publié le décret des tarifs d'achat photovoltaïque pour les demandes à dater du 10 mars.
En voici la synthèse pour le premier trimestre (qui se finira le 30 juin). Il est important de se reporter au décret afin de bien connaître les critères requis pour les différentes catégories.
Clickez sur l'image pour la voir entière !

Ces tarifs subiront une baisse à l'issue du trimestre fonction du nombre de demandes de raccordement enregsitrées au trimestre précédent.

jeudi 10 février 2011

Coup du Lapin au secteur Photovoltaïque avec le pré-rapport Charpin

Lettre à Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Economie, Monsieur le Ministre de l’Industrie.

Comme les salariés et dirigeants de Ciel et Terre, nous salariés et dirigeant d’APIS MELLIFERA, acteur photovoltaïque, nous sentons profondément et gravement insultés, même révoltés, par les accusations récurrentes du Gouvernement et les atteintes répétées au secteur du Photovoltaïque.
Vous favorisez délibérément une grande entreprise française à capitaux étatiques, optant pour un déni complet des PME du secteur (« il y a trop de bureaux d’études », « trop d’entreprises en aval et pas assez en amont », «trop de panneaux chinois»,…) et des lois de la concurrence.
Vous gaspillez l’argent public pour commanditer un audit au Cabinet Conseil SIA Conseil dont une des conclusions est que « Un emploi dans la filière photovoltaïque coûte de 10 à 40% plus cher que l’indemnisation d’un chômeur ».
Vous gaspillez l’argent public pour mettre en place un CEIAB qui a été incapable depuis janvier 2010 d’émettre le moindre avis et s’il en rendait ne serait pas compétent.
Vous accusez les acteurs du photovoltaïque de spéculation, et décrétez un moratoire à effet rétroactif impactant directement notre activité passée et future. Ainsi à vos dires nous sommes tous des spéculateurs. Pourtant, c'est un opérateur qui détient plus de la moitié des projets photovoltaïques en France. Il ne me semble pas vous avoir entendu le condamner. Vous ne le connaissez sans doute pas ? EDF-EN est pourtant filiale d'EDF. Si on ne se trompe pas, EDF est elle-même directement sous la tutelle de l'Etat, qui détient manifestement près de 70% du capital. La spéculation, pour plus de la moitié, est donc le fait direct de votre gouvernement, qui contrôle absolument EDF-EN. Peut- on savoir pourquoi vous n'avez pas interdit à temps aux dirigeants spéculateurs d'EDF leurs pratiques scandaleuses ? Cette fois encore, vous êtes responsables, mais pas coupables ? Ignorez-vous cette fois la provenance des panneaux qu’installent les filiales d’EDF ?
Vous développez une politique des pires dérives. Nous attendions une politique digne d’un état moderne.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations les plus distinguées.

vendredi 28 janvier 2011

Photovoltaïque - Qui peut se payer le luxe de supprimer des emplois dans les PME-PMI

Bonjour Mesdames et Messieurs les euro-députés français,

La France à travers un projet de décret en date du 02 décembre 2010 envisage la suspension de l’obligation d’achat pour le Photovoltaïque.
Comme vous le savez déjà, la France non seulement est en retard, mais de plus tente systématiquement de bloquer l’essor des ENR, usant plus que largement de décrets nombreux et souvent rétroactifs.
En plus des critères d’applications rétroactifs, le projet de décret prévoit d’annuler le bénéfice d’obligation d’achat pour les projets non mis en service dans des délais figés, ce qui pourrait prêter à sourire si cela ne compromettait sérieusement des projets engagés ou de futurs projets.
Nous observons que :
- la politique française menée créée de fait un climat peu propice avec un risque contentieux élevé, refroidissant plus d’un financeur, bloquant même des projets déjà engagés.
- les évolutions réglementaires sont souvent faites sur la base des constats et suggestions d’EDF, entraînant parfois de forts préjudices pour la concurence. Elles contribuent in fine à consolider la position d’EDF et ses filiales, dont on peut très largement douter de ses ambitions en matière d’ENR, si ce n’est museler la concurence.
A notre connaissance, l’Europe défend les principes d’une croissance verte, et demande aux états membres de s’impliquer. Par un nouveau décret tel que celui projetté, la France s’excluera des ENR, provoquera une hécatombe dans les entreprises du secteur des ENR qui sont souvent des PME qui développent des emplois utiles pour les générations futures et non délocalisables.
Nous restons à votre disposition pour tous compléments, et vous remercions par avance de votre engagement,