jeudi 10 février 2011

Coup du Lapin au secteur Photovoltaïque avec le pré-rapport Charpin

Lettre à Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Economie, Monsieur le Ministre de l’Industrie.

Comme les salariés et dirigeants de Ciel et Terre, nous salariés et dirigeant d’APIS MELLIFERA, acteur photovoltaïque, nous sentons profondément et gravement insultés, même révoltés, par les accusations récurrentes du Gouvernement et les atteintes répétées au secteur du Photovoltaïque.
Vous favorisez délibérément une grande entreprise française à capitaux étatiques, optant pour un déni complet des PME du secteur (« il y a trop de bureaux d’études », « trop d’entreprises en aval et pas assez en amont », «trop de panneaux chinois»,…) et des lois de la concurrence.
Vous gaspillez l’argent public pour commanditer un audit au Cabinet Conseil SIA Conseil dont une des conclusions est que « Un emploi dans la filière photovoltaïque coûte de 10 à 40% plus cher que l’indemnisation d’un chômeur ».
Vous gaspillez l’argent public pour mettre en place un CEIAB qui a été incapable depuis janvier 2010 d’émettre le moindre avis et s’il en rendait ne serait pas compétent.
Vous accusez les acteurs du photovoltaïque de spéculation, et décrétez un moratoire à effet rétroactif impactant directement notre activité passée et future. Ainsi à vos dires nous sommes tous des spéculateurs. Pourtant, c'est un opérateur qui détient plus de la moitié des projets photovoltaïques en France. Il ne me semble pas vous avoir entendu le condamner. Vous ne le connaissez sans doute pas ? EDF-EN est pourtant filiale d'EDF. Si on ne se trompe pas, EDF est elle-même directement sous la tutelle de l'Etat, qui détient manifestement près de 70% du capital. La spéculation, pour plus de la moitié, est donc le fait direct de votre gouvernement, qui contrôle absolument EDF-EN. Peut- on savoir pourquoi vous n'avez pas interdit à temps aux dirigeants spéculateurs d'EDF leurs pratiques scandaleuses ? Cette fois encore, vous êtes responsables, mais pas coupables ? Ignorez-vous cette fois la provenance des panneaux qu’installent les filiales d’EDF ?
Vous développez une politique des pires dérives. Nous attendions une politique digne d’un état moderne.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations les plus distinguées.